Parents : quand nous sommes nos propres juges!

La plupart des gens que je rencontre depuis une dizaine d’années, sont en cheminement, en processus de changement, pour enfin goûter à ce qu’on leur promet à la pelle : Le mieux-être!  Si vous en savez un peu sur moi, mon but ultime, cette quête qui est mienne va au-delà de cela.  Je ne recherche rien de moins que le bien-être.

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C’est donc à force d’Investissement personnel que je chemine accompagnée chaque fois d’un accompagnateur afin d’être bien guidée dans tout ce que je souhaite comme changement, non chez l’autre, mais bien chez moi-même, il en va de soi.

Car une fois que nous avons bien saisis que c’est peut-être nous qui vivons les répercussions d’un problème, le dit problème n’est peut-être pas celui de l’autre alors il n’est certes pas nécessaire de tenter de transformer l’autre.

C’est en changeant nos perceptions face aux événements, situations ou aux personnes impliqués dans ce que nous vivons de souffrant que nous sommes en mesure de voir la vie sous un angle nouveau et du coup, le problème se règle à partir de nous.

Souvenons-nous que nul n’a de pouvoir sur nous-mêmes à moins que nous lui donnons ce pouvoir!

Une des peurs qui refait souvent surface dans les discussions et que j’aborde moi-même durant certaines séances en cheminement personnel est la peur du jugement.  Si nous faire juger ou penser que l’autre nous jugera de telle ou telle manière façonne nos comportements souvent, nous juger nous-même est une manière de nous traiter, qui devra être éradiqué à la base.

Je m’adresserai à vous en tant que mère, puisque j’en suis une et qu’il est souvent difficile, pour moi en tous les cas, d’admettre certains comportements que j’adopte pour la survie des relations que je nourris avec mes enfants maintenant d’âge adulte.

stockvault-a-gift-inside100030J’ai vécue, je l’avoue, des relations pour le moins fusionnelles avec mes enfants et, aujourd’hui, tout n’est pas rose.  D’abord, il y a eu le syndrome du nid vide auquel j’ai dû faire face et bien sûr, le fameux détachement.

Ce détachement qui m’a été si pénible à réaliser n’aura pas été de tout repos ni pour mes enfants, ni pour moi.  Et un nouveau phénomène a vu le jour lors de cette période transitoire : celui où je n’osais pas me nommer en relation avec eux par peur, une peur incontrôlable, de les perdre.

Alors j’ai gardé pour moi toutes ces vérités qui auraient été bonnes à dire et j’ai emmagasiné tous ces sentiments et émotions que j’expérimentais à l’intérieur de mon être.  Et j’ai agis ainsi jusqu’à tout récemment, jusqu’à ce que je me pose une question quasi-existentielle qui me sauva de bien des angoisses.

Est-ce qu’une bonne mère doit aimer inconditionnellement en acceptant tout de ses enfants sans mot dire sous prétexte que ses enfants peuvent être souffrants ou qu’en s’affirmant, la mère, risque de les voir s’éloigner davantage, pour un moment du moins, parce qu’elle aura su leur donner la plus belle leçon qui existe (la première qu’on apprend en cheminement personnel) qui veut qu’il importe de prendre sa place, de se nommer et ainsi se faire respecter pour qui nous sommes, ce que nous représentons et ce que nous faisons?

La peur d’un jugement face à nous-mêmes qui sommes parents est souvent telle, qu’elle nous empêche d’être vrais en relation avec nos enfants.  Est-ce que c’est un nous altéré que nous voulons leur faire connaître ou un nous réel et entier?

On entend de plus en plus les gens dire : Je suis mon meilleur ami.  Et ce n’est pas bête, ce n’est pas bête du tout!  À bien se traiter, nous pouvons atteindre un jour le bien-être, le vivre et être un exemple pour ceux qui n’ont pas encore l’expérience, le temps, le bon intervenants pour les guider ou la motivation toute simple d’aller de l’avant.

Aujourd’hui fini les décisions qui frisent le changement d’idées, les tournages en rond ne sont plus mes alliés.  Je fais ce que je dis et je dis ce que je fais.  Je suis intègre avec moi-même et cohérente dans tous les sens… n’en déplaise de temps à autres à ceux que j’ai déjà affectueusement nommés mes « p’tits poussins ».

Josée

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