Les urgences…

Par Josée Durocher

On vit dans un monde pressé. Nous sommes constamment sollicités par tout et par tout le monde si bien qu’on ne vit qu’à la vitesse grand V. Mais qu’en est-il de l’urgence de vivre?

Depuis un certain temps, je ressens cette pression intérieure qui me pousse à relever différents défis que je n’aurais pas relevés avant. Outre les défis professionnels qui me tentent vraiment beaucoup, il y a une panoplie de défis personnels qui me tentent encore plus. J’ai l’embarras du choix, comme on dit!

Dans une semaine, je ferai un pas de plus vers ma réalisation. Le défi est grand mais emballant. Et c’est mon urgence de vivre qui me dicte de foncer.

Jamais je n’aurais imaginé, il y a un an, que j’en serais aujourd’hui à relever ce genre de défis. C’est enivrant quand j’y pense tellement le fossé entre avant et maintenant est profond et grand.

Il existe toutes sortes d’urgences dans la vie mais je crois que celle qui motive le plus les hommes est celle d’être heureux. Peut-être est-ce parce que j’ai complété une première moitié de vie, moi, je ne ressens plus les choses comme avant.

Parce que tout ce qui me poussait dans le dos, avant, n’a plus autant d’effet sur moi maintenant. L’urgence de performer, d’être toujours à la hauteur, d’être belle et bonne en tout… Non, je ne suis plus comme avant.

Car, mon urgence à moi, elle se situe dans ce bonheur que je goûte depuis la dépression. Cette maladie, je croyais qu’elle m’avait tout pris. Mais non, elle ne m’a pas ôté mon envie de vivre, ou devrais-je plutôt dire, elle n’a pas réussi à me l’enlever.

Je me suis battue, certes. Mais il y avait, tout au fond de mon âme, cette envie que ce ne soit pas une fin. L’envie ou l’urgence de remettre ça, de voir ce que la vie elle-même me promettait de beau. Et j’y suis maintenant, j’y suis et c’est encore plus beau que tout ce qu’elle m’avait promis.

Je vous ai peut-être fait rigoler un bon coup avec l’image qui vient avec ce texte. Peut-être avez-vous trouvé cela de mauvais goût aussi… La vérité est que je voulais attirer votre attention sur toutes ces petites urgences de la vie et sur la grande urgence de vivre.

J’ai, comme bien des gens, dans le passé, couru après ma queue comme on dit. Mais ma vie, bien qu’elle ait été, pour une très grande partie, très tumultueuse, m’aura appris que la seule urgence valable est de respirer ou de s’élancer.

Je ne dis pas que je n’ai plus peur. La peur m’habite encore et en bien des occasions. Ce que je dis est que j’ai envie, vraiment envie, besoin même, de vivre à fond ma vie.

Et ça, pour moi, pour vous, pour quiconque veut vivre à fond sa vie, il n’existe pas de file d’attente. On n’a qu’à vivre, voilà tout!

De toutes mes urgences, celle-là même pour laquelle j’affronterais tout, c’est celle de vivre tout. Et vous? Vous la vivez comment votre vie? Bien tranquille en laissant filer le temps ou aux premières loges que vous bâtissez à chaque fois que vous lui dites un oui retentissant?

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