La portée des mots

Par Josée Durocher

Les mots ont une portée. Qu’elle soit négative ou positive, cette portée, lorsqu’on la prononce ou qu’on l’entend, peut teinter notre vie selon ce qui a été dit.

« La parole est d’or… » et je ne pourrais dire mieux. Quand certains sont conscients que tout ce qu’ils peuvent prononcer peut avoir un effet néfaste ou bénéfique sur les autres et eux-mêmes, d’autres parlent à outrance et souvent leurs paroles blessent plus qu’autre chose.

J’ai souvent reçu ce genre de mots qui blessent. Ils blessaient à leur simple écoute et ils blessaient plus profondément encore lorsque je me les répétais en boucle dans ma tête parce que je ressentais trop de peine et de colère.

Aujourd’hui, je laisse couler les mots comme l’eau sur le dos d’un canard, la plupart du temps, sans trop de difficultés. Mais ce genre de paroles qui s’imprime en nous est souvent déposé sans prévenir et il m’arrive quelquefois d’être surprise à me faire du mal ou de la peine avec ce qui m’a été dit.

Dans ces moments-là, j’essaie plus que tout de retirer les mots et les blessures qu’ils occasionnent comme on s’extirpe les épines d’une rose qu’on a aimée de trop près. Mais j’avoue, qu’en de rares occasions, mon esprit et mon âme croient fermement ce qui m’a été dit et j’en ai pour plusieurs jours à m’en remettre.

Je suis une hypersensible. Mais ce n’est pas pour ça que ça me blesse autant. Ces paroles blessent tout le monde sans exception et aussi profondément, que nous en soyons conscients ou pas.

Moi, j’ai la chance de m’en rendre compte plus facilement que certaines personnes et je m’attarde alors activement à détruire toutes les empreintes qu’elles peuvent laisser en moi. Je trouve dommage, par contre, que les gens ne comprennent pas que les mots ont cette portée.

Il s’agit maintenant d’une idée acceptée de tous, ou presque tous. Celle que nos pensées créent notre réalité. Mais si nos pensées la créent, les mots porteurs de pensées la créent également.

Je tente de toujours faire attention à mes paroles. À celles que je prononce à haute voix et à celles que je marmonne car je sais toute la puissance qu’elles ont sur moi et sur autrui. J’essaie de faire comprendre aux gens, par l’exemple, que semer des mots blessants fait naître des blessures qu’on ne peut ignorer, malheureusement.

Et, tout aussi malheureusement, tout le monde ne pige pas toujours qu’à être bonne dans les paroles, je cultive la bonté et celle-ci m’est retournée par la vie au centuple.

S’il est vrai que le karma existe, aussi bien faire le moins de mal possible.

Je dis ça… Je ne suis pas meilleure que d’autres. J’ai déjà, moi aussi, prononcé des paroles blessantes. Je n’en retire que des déceptions, sachant pertinemment que le mal que j’ai fait s’étend bien au-delà des mots.

Je me souhaite donc de toujours être vigilante et consciente, la conscience permettant d’éviter la souffrance.

À ce texte, j’ajoute le mot fin car, sur la question, je n’ai rien à ajouter si ce n’est que de porter l’amour de son prochain et l’amour de soi dans nos paroles. C’est le meilleur gage d’une paix intérieure qui jamais ne nous fera faux bond.

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