À vous qui critiquez ce que je ressens

Par Josée Durocher

Hier, sur mon journal, j’ai mis un statut qui, somme toute, expliquait mon état du moment. J’en avais assez et j’étais un peu fâchée, je dois bien l’admettre, de certaines inepties que je lis en commentaires sous des publications qu’il m’arrive de faire. Cessez de critiquer à qui mieux mieux!

Si vous ne me suivez pas sur le Net, voici ce que vous avez manqué : « Je suis, je crois, une personne aux horizons ouverts sur les autres. Je n’ai rien contre la critique constructive et contre les opinions différentes de la mienne. Mais quand je parle de mes émotions et de mon monde intérieur, je m’attends au même respect que j’offre aux autres quand ils en font autant. Car certains individus se permettent de critiquer ce que je ressens… comme si c’était critiquable! Non, mais! Alors voici, je vais continuer d’écrire mes textes mais quand je parlerai de ma personne et de ce que je vis intérieurement, je n’en laisserai plus passer une! »

Certains prennent des tons paternalistes quand d’autres minimisent ce que je ressens comme s’ils avaient véritablement droit au chapitre! Je voulais, par ce statut, expliquer qu’on peut très bien critiquer des textes d’opinions mais pas des textes d’émotions. Enlever l’intensité d’une émotion ou la critiquer revient à dire qu’il n’est vraiment pas nécessaire de s’exprimer dans un premier temps.

Je suis sidérée qu’on prenne le droit de choisir d’autres mots pour mon monde intérieur à moi, le mien. Je suis stupéfaite qu’on ne se gêne pas pour me faire la morale sur ce que je devrais ressentir ou non.

Évidemment, les commentaires du genre que je retrouve de temps à autres sous mes textes, je les élimine avec joie. Et le terme joie n’est pas pris à la légère, croyez-moi.

Je n’ai rien contre un bon débat dans le respect des idées de chaque individu et de toutes les parties. Mais je ne débattrai pas de mes émotions. Oh que non! Nenni!

Les gens, de nos jours, se croient libres de tout faire ce qui leur passe par la tête mais, en agissant ainsi, non seulement ils tentent de discréditer mon monde émotif mais ils en font de même avec le monde émotif des autres lecteurs qui sont sensibles à mes propos et s’y reconnaissent.

Je parle beaucoup d’autisme. Prenons donc cet exemple. Il y a plusieurs manières de vivre son autisme. En fait, il y a en autant que de gens autistes, si vous voulez mon avis. Je serais qui, moi, pour venir critiquer un autre autiste parce qu’il ne vit pas son autisme comme je vis le mien? Je serais une personne irrespectueuse, voilà tout.

Sachez que pour moi (parce que j’aime écrire et que j’en ai fait mon métier) et pour mes lecteurs assidus, je ne changerai pas ma manière d’écrire sur les prétentions d’individus qui sont en mal d’attention. Je vais poursuivre sur ma lancée et cela, sans jamais me censurer.

Pour ceux qui aiment me lire, qui se reconnaissent dans mes écrits et même ceux qui aiment me lire sans s’y reconnaître toujours, je m’appliquerai à rester la même. Pour les autres… les empêcheurs de tourner en rond, je leur dis que c’est bien facile de critiquer les autres et leurs émotions, comment ils vivent leurs vies et comment ils la décrivent, cachés sous l’anonymat que leur procure le Net.

Je leur conseille donc de signer des textes eux aussi. Ainsi, ils auront toute l’attention qu’ils ont tant recherchée et même des commentaires en plus! On verra comment ils prendront la chose quand on leur parlera comme à des enfants en leur faisant « voir » qu’ils se trompent lorsqu’ils parlent de leur intériorité!

À bon entendeur, salut!

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